C’est la première question de la plupart des créateurs que nous recevons : « SARL ou SARL AU ? ». Les deux formes sont très proches, et le choix dépend surtout d’une chose : êtes-vous seul ou plusieurs à porter le projet ?
Ce que les deux formes ont en commun
- Une responsabilité limitée aux apports : votre patrimoine personnel est en principe protégé des dettes de la société.
- Pas de capital minimum légal : le capital est librement fixé dans les statuts. Le dépôt en banque n’est exigé qu’au-delà de 100 000 dirhams (au moins un quart du capital est alors déposé).
- Une même fiscalité : la société est soumise à l’impôt sur les sociétés, au taux de 20 % pour la grande majorité des PME.
- Une gérance confiée à une ou plusieurs personnes physiques, associées ou non.
Ce qui les distingue
| SARL | SARL AU | |
|---|---|---|
| Nombre d’associés | De 2 à 50 | Un seul |
| Décisions | Prises en assemblée, selon les majorités prévues | Prises par l’associé unique, consignées dans un registre |
| Arrivée d’un nouvel associé | Cession ou augmentation de capital, avec agrément | Transformation en SARL |
| Pour qui ? | Projets portés à plusieurs, associés familiaux | Entrepreneur seul, filiale détenue à 100 % |
Les bonnes questions à se poser
Êtes-vous seul aujourd’hui… et demain ?
Si vous démarrez seul mais envisagez d’ouvrir le capital à un associé ou un investisseur, la SARL AU reste un bon choix : la transformation en SARL est une opération courante. Si vos associés sont déjà identifiés, autant créer directement une SARL.
Comment vous rémunérer ?
Le gérant peut percevoir une rémunération (imposée à l’IR comme un salaire) et l’associé peut recevoir des dividendes (soumis à une retenue à la source). Le bon équilibre dépend de vos besoins et de la rentabilité : c’est un point à étudier avec votre expert-comptable avant la création.
Faut-il prévoir un pacte d’associés ?
En SARL, oui, dès que vous êtes plusieurs : il organise les décisions importantes, la sortie d’un associé, la répartition des rôles. C’est le document qui évite la plupart des conflits.
Et l’auto-entrepreneur ?
Pour tester une activité de service ou de commerce avec peu d’investissements, le statut d’auto-entrepreneur est plus léger. Mais il est plafonné en chiffre d’affaires et ne permet pas d’associer d’autres personnes : la SARL AU prend souvent le relais.
Et la SAS ?
Depuis la loi 19-20, la société par actions simplifiée offre une troisième voie : statuts très libres, un président, entrée facilitée d’investisseurs. Nous la présentons dans notre article dédié à la SAS.
En résumé
- Vous êtes seul : SARL AU, quitte à la transformer plus tard.
- Vous êtes plusieurs : SARL, avec un pacte d’associés.
- Vous voulez tester une activité modeste : auto-entrepreneur, puis société.
Chez Hans Corp, le choix du statut fait partie de notre accompagnement à la création d’entreprise : un rendez-vous d’une heure avec un expert, puis la prise en charge de toutes les formalités, avec 0 DH d’honoraires de création lorsque vous nous confiez votre comptabilité*.
*Conditions détaillées dans votre devis ; frais administratifs et légaux à votre charge. Article d’information générale : chaque projet mérite une analyse personnalisée.
